Jamila Abitar, dans le texte

J'ai suivi la trace des anciens

et je me suis refroidie

là où le soleil est le plus brûlant.

Du même auteur

● A Marrakech, derrière la Koutoubia – Recueil de poèmes, éditions Alfabarre, 2012 ● Le bleu infini, Editions L’Harmattan, Paris 2009 ● L'oracle des fellahs, Editions L’Harmattan, Paris 2000 ● L'aube sous les dunes, Editions L’Harmattan, Paris 2001
Présence dans des anthologies :
● Anthologie Centre International de création Culturel et Artistique Transdisciplinaire - Editions Polyglotte. ● Anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines Sabine Huynh, Andrée Lacelle, Angèle Paoli, Aurélie Tourniaire, Préface de Déborah Heissler, éd. de l'Amandier, 2012

note de lecture, Philippe Tancelin

lire et relire vos textes nous voici menés à l'épreuve du langage des regards d'été. Il se pose sur la page autant d'adresses au pays de l'éton- nement de soi que d'alertes à la solitude d'être en toutes ses exigences. Le poème ne fleure jamais avec la nostalgie, il convoque le jour en proie aux cicatrices sur cette voie d'accueil des lèvres à leur dénuement. Ici, des arbres s'inclinent devant l'ombre bercée de rendez- vous manqués, là, une place aux parfums de peur s'endort d'un autre monde. On perçoit jusque dans l'exil de fragments-souvenirs cette errance de l'histoire d'é- toile en étoile par la voie d'in- time respiration dans la prière des mots. A lire et relire chaque poème dans le contexte de ce qui le hante de tant d'absence sans résignation, on rejoint le courage des blessures d'en- fance à leur ouvert nuptial. Le verbe dans sa délicate pose sur la page entreprend l'hori- zon d'une conversation avec nos urgences

Philippe Tancelin Professeur des Universités Directeur du CICEP.

Jamila Abitar à la rencontre de ses lecteurs

Loin de tout exotisme trompeur, l’auteur nous plonge au cœur de sa ville natale rouge entourée de remparts où son regard vif, loin d’être définitif, dissèque un réel devenu insupportable. La poésie n’incorpore pas uniquement le rêve, mais aussi le réel digéré d’une expérience vécue où se dégage le style propre du poète qui échappe à toute forme de simplification et aux représentations d’usage. La poésie ne se présente-t-elle pas souvent comme un art qui se mesure à la vie et dont la tâche consiste à réaliser les contradictions ? S’il y a force en poésie, elle doit bien se situer au moins entre un dedans et un dehors au-delà de ce qui se présente au regard... au regard définitif. Dans ses lieux et non lieux, Jamila Abitar se livre dans sa traversée poétique.

(extrait de la préface) .

Note de l'éditeur

La magie verbale et le sort fait au mot-métaphore de et par Jamila Abitar, qui désormais, construit allègrement son œuvre poétique, nous transportent, léger et surpris, au cœur du rythme et de l'oralité originelle, au détour des brillantes figures de l'ineffable, de l'his­ toire diffuse en contact permanent avec la réalité mystérieuse du voyageur, de la profondeur du savant et de la mémoire intacte du conteur qui tous persévèrent en Marrakech, la ville rouge, majes­ tueuse dans le silence des remparts et dans l'agitation fébrile, fière et vivace de sa grande Vérité, un brin devant l'immensité.

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A Marrakech,
derrière la Koutoubia

Note de l'éditeur...9
Préface..11
Le silence des remparts...15
A Marrakech, derrière la Koutoubia...25
Exil...37
La nuit arrachée...47
Chant du matin...63